Depuis la décentralisation du STIF à la région en 2005, les usagers n’ont pas obtenu d’amélioration des conditions de transport, bien au contraire. Ils subissent toujours la galère d’un réseau francilien chaque jour plus proche de l’asphyxie et ne supportent pus l’autosatisfaction et la communication coûteuse de la Région Île-de-France.
A court et moyen termes, les usagers ne pourront compter sur aucune amélioration majeure. Certains dossiers examinés ce matin sont amorcés depuis plus de 15 ans et ne sont toujours pas achevés : la liaison en site propre Massy-Saint-Quentin-en-Yvelines a été adoptée par le STIF en 1995. 18 ans après, en 2013, ce ne sont que 75 % de la ligne qui seront achevés. Les solutions lourdes pour la désaturation de la ligne 13 et la ligne A du RER ne seront pas mises en service avant 2017 ! Et que dire des rénovations et aménagements des lignes B et C du RER, des petits gris ou de la mise en service omnibus de certains réseaux.
La loi sur le Grand Paris, en instaurant notamment des dérogations aux longues procédures administratives, accélèrera la réalisation des infrastructures tant attendues par les Franciliens. La région doit assumer son rôle de collectivité chef de file en matière de transports pour qu’enfin, les usagers d’Île-de-France puissent en finir avec les retards et le stress quotidiens. Ce qui nécessite la mobilisation de tous les partenaires et un équilibre financier du STIF avec une priorité absolue aux investissements et le refus de toute mesure démagogique. |